15.09.2007

Sarkortographe

Pas facile d’œuvrer soi-même, sans « nègre » pour vous tenir la plume ! La photo, parue dans les cinquante pages de « Paris Match » (9/5) à la gloire du nouveau président, montre le petit grand homme à l’été 2000 en train de rédiger son bouquin « Libre » (Robert Laffont). Ce durant sa « traversée du désert », pardon, sa « cure médiatique », consécutive à sa déculottée aux européennes de 1999.
Or sur la page qu’il est en train de rédiger, à la deuxième ligne, on peut lire: « Tous les sujets qui appellent à des décisions difficiles. » Aïe ! «Difficille » avec deux « L »: l’élève Sarko n’a visiblement pas abusé des bonnes vieilles dictées à l’école primaire... « Match » s’extasie : «Nicolas Sarkozy travaille son manuscrit : 200 pages, écrites d’une traite. » A combien de fautes par page? Et l’hebdo renchérit « Après la Berezina des européennes, il découvre la solitude. Et tire la leçon de ses échecs. ». Ce n’est apparemment pas une leçon d’orthographe. Et la tolérance zéro faute, elle est faite pour qui?